Blog de Fatal-Candies Paris toute nue sous les étoiles, qui ressemble à rien. Qu'à se faire la malle, de l'autre côté de l'Atlantide histoire d'aller défier le vide. Funambule entre les grattes ciels, je défie les mirages, les avions d'chasse et les soleils, l'accoutrement est l'apanage. Des sociétés sous-vides, des amours de supermarchés mais la meute est avide, du rien qu'on lui promet. Est-ce que tu vois le printemps ? Moi je ne vois rien venir. Dis moi, est-ce que tu l'entends, la grande dépression qui arrive ? J'vois des champignons sur la mer, des araignées sur l'hémisphère, la lune est blues et les surfeurs ont les trajectoires du bonheur. Bali, Paris on se ressemble, pas vu, pas pris dans l'ambulance, les filles ont les gueules de traversières. Étendez moi dans vos campagnes, crucifiez l'être et le paraître. Dis où l'on va, toi, le sais-tu ? Sûr, sur des océans perdus. Navigateur au gré des vents, je marche nu sur les torrents, les pirates ne me font pas peur depuis que je t'ai dans le c½ur. Moi tu sais je vois des printemps à chaque môme qui crie la rage, à chaque bagnole qu'on brûle, à chaque mot tendre qu'on dit, à chaque idiot du village qui trouvera sa Marguerite, à chaque fois qu'un bout de pierre parvient à sortir de l'éclipse. Est-ce que tu vois le printemps ? Celui qui met nos terres au soleil. Dis moi, est-ce que tu l'entends ? Du bourgeon, oui la fleur qui sommeille. Est-ce que tu vois le printemps ? Celui qui fait couler les ruisseaux dans les flots des océans, faut remettre les compteurs à zéro.


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